Merci donc voici la suite...
Eruel fit plusieurs pas dans son immense demeure, se retourna et poussa un juron. La fille lui avait échappé et il ne le permettait pas. Ses joues étaient rouges, son souffle consécutif et énervant rendait la pièce froide et dépourvue de gaieté. Ses yeux froids tels de la glace reflétaient un profond pouvoir, aussi bien que son air majestueux. Cheveux coupés court et à la perfection, yeux bruns noir et une posture droite à son habitude.
Il se retourna.
Un messager du roi, d’après son costume se tenait sur le seuil de la porte, un regard dur et pourtant ses mains tremblaient.
-Oui? S’enquit le chevalier
- Monsieur il faut que je vous parle maintenant, j’ai été envoyé par notre bon roi vous prévenir que les troupes ennemis seront à vos portes dans les heures qui suivent. On essaye de les repousser mais le flot de ces créatures, prononça-t-il avec dégoût, son bien plus forte qu’on ne l’espérait.
Eruel s’immobilisa dévisagea le messager et répondit lentement.
-Vous parlez des el’rics?
-Oui…je le craint monsieur, mais sachez qu’il ne faut pas les prendre à la légère, leur capacité physique équivaut à celle de trois hommes réunis.
-Si c’est le cas, qu’elle est l’ampleur de cette armée? Dit Eruel de plus en plus soucieux
-Bien beaucoup, on ne saurait dire le nombre exact mais il est clair qu’ils ont au moins cinq milles el’rics. De plus j’ai entendu dire qu’ils avaient un nouveau chef…un qui n’est pas des leur, mais ce n’est qu’une rumeur.
Le chevalier congédia le messager, se retourna et s’assit. La pression relâcha un peu mais il resta tendu. Des rides de travails et de pression se reflétaient sur son visage. Il se mit à concevoir des plans de contre attaque. Le travail promettait d’être long mais il fallait faire vite. Sortant de sa chambre il se dirigea vers la salle de réception puis envoya un serviteur chercher ses soldat; il n’abandonnerait pas cette ville aux mains de l’ennemi.
Il oublia Elarmia.
***
Elarmia et Martin ne parlait pas. Le silence s’était installé entre les deux jeunes gens qui fixait le sol sans constance tout en marchant tranquillement. Martin soudainement se retourna. Ses yeux changèrent brusquement et la frayeur vint y prendre place. Elarmia s’arrêta à son tour. Son visage devint pâle.
Devant eux, dans la colline, des millions de lumières brillaient…non pas des lumières, des torches! Une armée épouvantable avançait, indestructible.
Elarmia laissa échapper un cri.
L’armée ennemie s’approchait, immense, imposante. Les deux amis se regardèrent puis d’un accord commun coururent vers le château, donnant l’alarme.
L’ennemi était inattendu, les villageois crièrent, se bousculèrent…ce devint un immense chaos. Un effroi sans pareil envahis les paysans qui s’agitaient. Les enfants pleuraient leurs mères; impuissantes. La vague d’el’rics détruisit les tours de défense et entrèrent vite dans la ville semant la panique et tuant sans merci. Les gens essayaient de les repousser; aucun effet toujours plus encore et encore. Les armes étaient impuissantes contre eu, ne leur laissant qu’une égratignure, mais pourtant les hommes ne reculaient pas car ils savaient. Ils savaient qu’une fuite leur serait fatale et s’enfuir n’aiderait à rien. Bientôt le feu prit, les maisons brûlaient. Les cris devinrent lamentation; les soldats du chevalier manquaient à l’appel.
Elarmia elle courait toujours, elle se sentait soudainement impuissante face à cette horde de créatures immondes. Leurs armes était fait de matériaux inconnu, leur armure brillait aveuglait presque les rendant puissant et leur visage n’était qu’un rictus de colère.
Elarmia détourna le regard.
A quoi bon regarder, cella ne faisait que la décourager. Elle voulait partir elle ne voulait plus voir cette souffrance, elle ne voulait plus entendre ces cris ses yeux s’embrouillèrent et une larme coula. La jeune femme ne s’arrêta pas elle voulait survivre et la présence rassurante de Martin à ses côtés l’aidait.
Enfin les soldats arrivèrent mais serait-ce suffisant? La horde de el’rics ne recula pourtant pas. Aucune hésitation, comment était-ce possible?
Bientôt les gardes et les el’rics se percutèrent. Leurs cris de guerres résonnaient dans toute la plaine et les plaintes de ceux qui tombaient devenaient imposantes, suppliantes! Les épées se heurtèrent à l’acier des cornes. Les fracas retentirent au loin. La colline resta silencieuse, les plaines étaient seules spectatrices de se massacre. Pourtant les el’rics qu’on croyait inépuisable se retirèrent, pas par lâcheté mais bien car ils combattaient non pas pour le pouvoir; mais pour le plaisir!
Elarmia et Martins s’étaient cachés dans un coin sombres et dès qu’il ne resta plus aucun danger ils sortirent. Leur regard était vague leur corps mous. Cet événement les dépassait. Les deux amis virent malgré l’obscurité, les blessés, les maisons calcinées ou encore les cadavres. A cette vue Elarmia dût détourner le regard. Autour des deux jeunes gens les plaines avoisinantes leur semblèrent plus froides. La forêt sur le flanc gauche du village n’était qu’une tache sombre à l’horizon et jamais la nuit n’apparut aussi menaçante à Elarmia. Le vent s’amplifia, le feu s’éteignit enfin, et la pluie tomba. Un malaise planait sur la ville, suffocant. Bientôt des troupes amis arrivèrent mais à quoi bon? La surprise se lisait clairement dans le visage des nouveaux arrivant.
Une attaque.
Rapide et pourtant mortelle.
Tel une lame aiguisée cet affront marqua le village entier. Le peu de survivants pleuraient les êtres qui leur avaient été enlevés. Les enfants marchaient sans but à travers les débris de ce qui fut leurs maisons; les hommes aidaient…
Martin se releva. Une expression indéchiffrable hantait son visage. Était-ce de la peur? Elarmia n’aurait su le dire.
-Viens, rentrons. lui dit-il, en la tirant par le bras.
La jeune femme ne réagit pas. Ses yeux brillaient, elle vacilla, ses jambes tremblaient. Il perçu son malaise et la retient avant qu’elle ne tombe.
-Allez, viens il ne faut pas rester ici, je sais que c’est dur je sais ce que c’est de se sentir impuissant, ce qu’est le fait de ne pouvoir que regarder, tel un pantin mais je dois aller retrouver ma famille, elle a besoin de moi. Elarmia, tu comprends? Mais…je ne t’abandonnerai pas. Jamais tu m’entends.
Sa voie avait était douce et pourtant déterminée. Elarmia releva les yeux vers lui.
-Allons-y.
Il ne répondit pas. À quoi bon? Les mots ne serviraient à rien.